samedi 13 septembre 2008 par Gyom

Et c'est le but !

Ce truc blanchâtre, là, qui ne mousse pas vraiment, eh ben en fait c'est de l'après-shampoing. Pourtant il avait une bonne tête, dans le rayon, quand je l'ai acheté. Faut dire qu'ils font chier, aussi, de tout marquer en étranger, sur les flacons.

Bon, je pourrais m'estimer heureux, au moins j'ai pas lavé mes cheveux avec un détergent...

mercredi 10 septembre 2008 par Gyom

Home Sweet Home

Bon, je fais deux billets dans la foulée, genre "j'ai une vie", mais j'ai une bonne raison : j'ai un appart'.

Comme environ une fois par jour en moyenne depuis une semaine, j'avais un rendez-vous aujourd'hui pour visiter un appartement tout-meublé-tout-équipé assez bien situé le long de ma ligne de bus. En fait il s'avère que c'est dans une résidence à mi-chemin entre un motel et un vrai immeuble d'appartements, genre c'est des appartements meublés-équipés (ce qui est excessivement rare par ici, en général "meublé" ça signifie "pourvu d'un lit pourri et d'une machine à laver") et il y a un comptoir à l'entrée de l'immeuble, avec une réceptionniste et tout. Il ne manque rien: l'électroménager (fer à repasser et TV compris), le linge de maison, la vaisselle, le wi-fi (payant, faut pas pousser), le téléphone (idem), et même la holy bible (gratuite)...





Bien sûr, ce n'est pas un palace : on distingue très bien les moellons sous la peinture, tout est un peu vieux, mais bon, ayant habité pas mal d'années à l'Ile Verte, ce n'est pas ça qui va me faire peur. Jeu: regarder les photos de leur site web (cliquer sur "apartments" pour voir les photos) et comparer aux miennes. Rien de vraiment mensonger, mais comme toujours, un véritable effort de mise en valeur. En tous cas le loyer est abordable (300$ par semaine, les taudis commencent autour de 100 et les chambres en colocation autour de 150), et le bail n'est que de 6 mois. Donc au mois de mars, c'est à dire après l'été, à nous de décider si on s'y trouve bien ou si on préfère chercher mieux. Eh, d'ici là, on a le temps de voir venir.

PS: Bon, à force d'être trimballées de frigo en frigo, mes Guinness commencent à être un peu fatiguées. Déjà qu'elles faisaient pas beaucoup de mousse le premier soir (je suppose qu'elles apprécient moyennement le voyage depuis la Liffey), là elles commencent vraiment à râler.

Pas assez cher, mon fils

Quelques photos du nouveau motel, parce que leur site web c'est pas de la publicité mensongère.

Après avoir pénétré dans le motel, c'est à dire après avoir traversé le jardin, on entre dans la suite (là c'est plus une chambre, c'est une suite) par la terrasse et on se retrouve dans le salon :

Dans le prolongement du salon se trouve la cuisine :

Et à droite, dans le couloir, la porte donne sur la première chambre :

Si on va tout au fond du couloir, il y a bien sûr la deuxième chambre :

Et enfin, le couloir donne sur une petite terrasse à l'arrière, privative, avec un étendage :
Retour dans la suite, si on ressort par le salon on se retrouve sur la première terrasse, celle qui donne sur le jardin :
Et, oui oui vous ne rêvez pas, tout au fond derrière les palmiers c'est une piscine.

Mais bon, à 160$ la nuit, je comprends que ça soit classieux.

lundi 8 septembre 2008 par Gyom

Crac !

Bon, ça fait plusieurs jours que je n'ai pas donné de nouvelles, et pour cause, Internet était en panne :


Je crois que la panne n'affectait que le réseau du motel, mais quand même. Et effectivement, c'est en pointillé depuis plusieurs jours. Du coup, je suis allé prendre des nouvelles à la réception, et j'ai arrêté de pirater leur réseau (si ça se trouve c'est moi qui ai cassé Internet ?) parce que de toutes façons c'est pas moi qui paye, c'est le labo. N'empêche que maintenant je suis limité à 500Mo d'ici mercredi, parqu'ici comme partout ailleurs en Australie, l'accès à Internet est lent, cher, et limité en trafic (exemple). 

Du coup, ça réduit pas mal les possibilités de téléphoner à la maison via l'ordinateur, et donc le moral. Ah oui, j'ai parlé de mercredi. Samedi matin, j'ai regardé par inadvertance le mail de la RH du labo qui me donnait les dates de ma réservation. Et elle allait jusqu'à dimanche (hier). Grosse panique, parce que je n'ai pas du tout l'intention de passer un nuit dehors, il y a des moustiques. Alors je demande à la madame de la réception si elle peut me prolonger la réservation, de toutes façons la RH m'avait dit que c'était prolongeable au besoin. À mon grand soulagement, la chambre est disponible jusqu'à mercredi, j'ai donc encore ce soir et demain soir quelque part ou loger. Ensuite c'est plein comme un oeuf à cause du match de samedi, j'ai pas compris ce que c'est mais ça a l'air important.

Du coup, aujourd'hui la RH en question a eu toutes les peines du monde à me trouver un endroit pour loger après mercredi. Je vais donc changer de motel, jusqu'à samedi soir où le nouveau motel est déjà entièrement réservé, re-changer pour un autre hotel juste pour samedi soir, puis revenir encore quelque temps au nouveau motel. Pfff. Mais au moins, j'aurai un endroit où dormir.

Samedi, après avoir fait des actions héroïques genre prendre un abonnement de bus, acheter un téléphone portable, et commencer à chercher à me loger, le coup de la panne d'Internet combiné à la surprise de la fin de la réservation, ça faisait beaucoup d'un coup, et j'étais en craquage complet. C'est fou comme des trucs simples et anodins prennent de l'importance quand on est à 20000km de chez soi.

En plus les chambres que j'ai visitées pour l'instant, c'était pas le grand luxe. La première était tout bonnement un garage, perdu au fin fond d'un suburb et à un quart d'heure de l'arrêt de bus le plus proche. Mais "no cars, no cars", me dit le coloc pour me rassurer. Ouf, on a eu chaud. La seconde chambre que j'ai vue était plus sympa, dans une maison qui avait l'air acceptable, assez bien placée, et j'étais prêt à la prendre bien que non meublée. Le seul souci c'est qu'on était deux dans le même cas, et que j'ai perdu à pile ou face. Pffff.

Du coup, j'ai décidé de mettre le turbo sur ma recherche d'appartement, parce que le marché est plus dur que je l'imaginais (ce qui est confirmé par tous les gens auxquels j'en parle). Alors aujourd'hui, j'ai visité deux trucs. Un "studio meublé" qui s'est avéré être un taudis de 8 mètres carrés sans douche ni toilette, encore hyper loin de ma ligne de bus. C'est fou comme des distances qui ont l'air toutes petites sur le plan se révèlent interminables à parcourir quand on est à pied. J'ai vraiment pas l'habitude des (aussi) grandes villes, surtout étendues à l'américaine. 

Le dernier truc que j'ai visité, un appartement meublé, situé juste comme il faut à quelques encablures de mon motel actuel, pourrait me convenir assez bien. Je vais donc poser ma candidature, comme les dix personnes qui l'ont visité avant moi, sans trop me faire d'illusions toute fois (je n'ai pas de références, pas de logeur précédent qui témoignerait que je suis un bon payeur, pas de compte en banque pour faire les chèques d'arrhes...)

Bref, j'ai l'impression que le parcours du combattant ne fait que commencer...

vendredi 5 septembre 2008 par Gyom

The joys of having an uncommon name




"Je n'pensais pas que ça m'arriverait un jour..." (air connu)

mardi 2 septembre 2008 par Gyom

La sécurité avant tout

Ce matin (dans le cadre de mon induction) je suis passé par le bureau du type  qui fabrique les badges et, qui est entre autres chargé d'expliquer aux nouveaux les consignes de sécurité en vigueur sur le site.

Alors par exemple s'il y a un incendie, il y a une première sonnerie (il mime, genre "beep beep beep") qui veut dire: "cessez ce que vous etes en train de faire, arrêtez vos machines, et préparez vous à évacuer", donc on obéit mais pour l'instant tout le monde reste dans son bureau. (note: pour nous autres, informaticiens et compagnie, tout ça a l'air un peu bidon, mais attendez la suite.) Si l'alarme n'est pas désamorcée, alors c'est que c'est un vrai incendie, il y a une deuxième sirène (plutôt dans le style "whoop whoop whoop", qu'il me dit, le gars) et alors là il faut rejoindre au plus vite un des points d'évacuation à l'extérieur, ici, ici et là (me pointant du doigt les endroits en question sur un grand plan du site affiché au mur). Jusqu'ici, tout va bien.

Moi, remarquant que les points en question sont tous situés au nord: "Tiens, il n'y a rien du coté sud du centre ?"
Lui, serein : Non, non, mais c'est parce que dans le bâtiment 4, que tu vois là sur le plan, c'est là où ils font les expériences avec les trucs radioactifs et tout, et d'ailleurs il y a une lumière a l'extérieur, si elle clignote alors il vaut mieux ne pas s'approcher. Et dans celui-ci, c'est la qu'ils jouent avec le magnésium et compagnie, pareil, il y a aussi un gyrophare pour prévenir.

"Et, ah oui, là entre ces trois bâtiments, il y a la zone d'expérimentation avec les charriots automatiques qui transportent du métal en fusion (en VO, des "unmanned hot metal carrier"), il vaut mieux faire attention, quand tu te promènes la-bas."

Brrrrr...

lundi 1 septembre 2008 par Gyom

Réalisé sans trucage

Incroyable, mais vrai :


Ce cheeseburger est juste énorme (j'ai mis mon opinel devant pour qu'on se rende compte de l'idée). Quand j'ai enlevé le cure-dents, on aurait dit la scène où le Joker sort son pistolet de son pantalon dans Batman.

Eh ben je l'ai vaincu (non sans péril).

Il fallait bien ça pour se remettre de ma deuxième journée de boulot ; il s'est passé assez de trucs pour remplir une semaine entière. Mais je vous parlerai de ça une autre fois.