lundi 20 octobre 2008 par Lulu

J'arrive!!

Petit retour sur mon voyage pour venir à Brisbane: c'est long et pas confortable...
Alors pour faire passer le temps j'ai regardé 4 films, bu des coups et profité de massages: fauteuil automatique (plutôt bizarre et très court) à Roissy et réflexologie plantaire (par un vrai masseur et bcp plus long) à Singapour.
J'ai eu la chance sur mon deuxième vol de me trouver à côté d'un Australien qui parlait français... et on a parlé anglais-français avec chacun notre petit bloc pour noter les nouveaux mots qu'on apprenait. Il s'avère qu'Arun (c'est son nom) est prof d'anglais pour des étudiants étrangers, je pense que ça facilite la communication.

Après 45h de voyage, discussion avec le douanier (dur) et récupération des bagages, j'avais la joie d'être accueillie par mon grand chéri à 8h du mat . Gyom avait pris sa journée ce qui fait qu'on a rapidement enchainé sur une petite visite de la ville. J'ai fait quelques siestes pour tenir le coup mais je n'ai eu aucun problème pour aller me coucher à 20h... Et me réveiller à 5h30 le lendemain matin. Je constate que la méthode est efficace: je me remets tranquillement du décalage horaire, du voyage et je n'ai presque plus de cernes.

Depuis, j'ai l'impression d'être en vacances. Je profite du paysage, du soleil (mes lunettes sont beaucoup plus petites que la moyenne locale) et de l'ambiance. C'est fou comme les gens sont cools et serviables. Ainsi, dans les magasins, c'est la caissière qui remplit les sacs, de manière équilibrée et en faisant la conversation... mais pas encore avec moi.
Ainsi je passe une bonne partie de mon temps à essayer de comprendre ce que les gens disent. Dans l'ensemble j'arrive à suivre une conversation simple mais répondre ou participer me pose encore beaucoup de problèmes... C'est fou l'énergie que j'y passe. Ca ira mieux quand j'aurai commencé mes cours, mais ça j'en parlerai une autre fois.

PS: c'est super dur d'écrire un billet sur un blog...

samedi 18 octobre 2008 par Gyom

Devinette 2 (le retour)

Devinette : une jolie blonde s'est cachée dans l'arbre ci-dessous. Saurez-vous la reconnaître ?

Indice: cliquez sur l'image pour en voir une version en (très) grand. La grosse branche en haut à gauche n'est pas mutante, elle était juste au-dessus de moi (ça rend mieux sur la version en très grand).

mardi 14 octobre 2008 par Gyom

Vroum ! Vroum !

Aujourd'hui le réseau était en panne (il faudra que je fasse un billet un jour à propos du service informatique du CSIRO, parce que c'est vraiment des champions du monde). Ce qui signifie chômage technique pour tous les pauvres mortels, comme moi, dotés d'ordinateurs non-portables (de plus en plus rares, justement, les gens se méfient).

Heureusement, l'un de mes collègues a trouvé la solution pour m'occuper. Le collègue en question, c'est Phil, le gars qui avait modifié les petites voitures jouets pour trouver leur chemin toutes seules (bon, elles suivent le mur, mais c'est déjà pas si mal, hein, pour une voiture jouet). Et récemment, il a reçu un nouveau lot de ces petites voitures, celles-ci sont plus petites, plus rapides, plus rigolotes, et plus sexy (des subaru imprezza, à la place des austin mini). Et donc, aujourd'hui, pour moi, ça a été atelier "électronique". Et j'ai appris comment on désossait ces engins, comment on bidouillait les composants à l'intérieur, comment on trichait sur les commandes (histoire de virer le radio-guidage pour mettre notre puce à nous), et tout et tout. Et voilà une image de mon "bureau" au plus fort de l'après midi :




Impressionnant, hein ? Fer à souder, multimètre, pinces crocodiles, ça change des claviers/souris ! et je dois dire qu'après une journée complète d'effort, j'étais pas peu fier de moi. Donc, maintenant, sur la fenêtre, j'ai deux petites voitures-jouets (et la bleue c'est moi qui ai tout fait avec mes petites mains, en partant de la version "jouet") !



Le principe, c'est que chaque voiture est équipée de deux capteurs infra-rouge qui détectent la présence d'obstacles à proximité. Ces deux capteurs sont branchés sur un "Fleck", c'est à dire un "ordinateur" de la taille d'une carte de crédit. Le Fleck, c'est une plate-forme matérielle maison, utilisée par tous les projets "réseaux de capteurs" au CSIRO. Ici, le Fleck commande les moteurs et la direction de la voiture, et est donc capable de "conduire" pour aller là où il veut.
Ce qui est nouveau, mais ça se voit pas, c'est que maintenant le programme (simpliste) qui conduit la voiture est écrit en Java.


Je ne résiste pas à la tentation de vous montrer la chose en action (oui, c'est l'ancienne voiture ; la nouvelle attend encore quelques composants). Ah, que des fois c'est bon de servir la science...


lundi 6 octobre 2008 par Gyom

Mon nouveau spad

Ce qui devait arriver arriva, et je vous présente donc mon nouveau fidèle destrier :

C'est un "Trek" (la marque de Lance Armstrong, wouhouu), et je dois dire que pour l'instant j'en suis fort content. Ce matin, j'ai fait pour la première fois le chemin jusqu'au labo avec. J'ai fait le trajet en 40 minutes, ce qui est compétitif avec le bus. Mais alors, qu'est-ce que j'en ai bavé ! Je suis parti à la fraîche, à six heures, sans poireauter jusqu'au premier bus de 7h05. Mais très vite je n'avais plus du tout l'impression d'être à la fraîche. Déjà le casque est obligatoire, ce qui est fort agréable quand le soleil se met à taper dessus, mais surtout il faut dire que ça monte et ça descend sans arrêt, et que ça fait pas semblant (les Australiens, là où nous on mettrait un escalier, eux ils mettent une rue !) Mais bon, au moins ça me fait de l'exercice, je vais pouvoir augmenter ma consommation de burgers !

jeudi 2 octobre 2008 par Gyom

Devinette

Devinette: Qu'est-ce que c'est ?


J'ai barbouillé les inscriptions qui donnaient la réponse, alors en échange je vous donne un indice: "on en a aussi à Grenoble".

samedi 27 septembre 2008 par Gyom

Les tropiques c'est bon, mangez-en

Chez vous c'est la rentrée, l'automne, la pluie, les bouchons, le crach boursier, la guerre, la famine, le choléra ? Pas de panique, tonton Gyom est là pour vous donner un peu de rêve...

Samedi dernier, il faisait beau comme tous les jours, et j'ai passé l'après-midi à South Bank. Une semaine plus tard, j'ai enfin réussi à (prendre une demie-heure pour) mettre bout à bout les photos que j'y ai prises. Cliquez sur l'image pour avoir la version complète, et soyez indulgents si on voit les coutures, c'est mon premier essai de panorama photo (mais probablement pas le dernier)

mercredi 24 septembre 2008 par Gyom

L'usine de Frankenstein

Lundi et mardi dernier, au QCAT, il y avait le workshop annuel du thème "réseaux de capteurs", c'est à dire un mini-colloque réunissant tous les gens du CSIRO qui travaillent dans des projets connectés à ce thème. Et mardi midi, Peter, le theme leader (qui, ça tombe bien, est non seulement à Brisbane mais aussi dans le bureau juste à côté du mien) nous a fait visiter le centre de recherche. Ça intéressait évidemment beaucoup les chercheurs venus des autres sites du CSIRO (il y en a même qui étaient venus de Tasmanie) mais bien sûr aussi tous les nouveaux du QCAT. 

Hélas, j'avais pas mon appareil sur moi ce jour-là, donc il a fallu que je retourne un peu partout prendre quelques photos pour vous montrer tout ça. Il se trouve qu'il y a des panneaux "no photography" par-ci par-là, donc pour certains trucs il faudra me croire sur parole...

Début de la visite, petite minute Histoire. À l'origine, le QCAT était entièrement tourné vers l'industrie minière, notamment vers l'exploitation du charbon, et les activités de recherche menées ici tournent encore majoritairement autour de ce sujet (Ch'timi, spéciale dédicace pour toi !). D'ailleurs, à l'entrée du bâtiment principal du centre, il y a une grande baie vitrée qui surplombe un premier atelier, ça donne un peu l'ambiance :


Ensuite, on a traversé l'atelier "exploitation mécanique de la roche", ou quelque chose comme ça. Pour la culture, sachez que ça fait plus de 200 ans que l'homme est à la recherche d'une manière plus civilisée que les explosifs pour creuser les mines, eh ben l'homme il y arrive pas. Pour l'instant, toutes les techniques mécaniques, ou exotiques, ou autres, se révèlent bien moins efficaces que de creuser un gros trou à la perceuse et de fourrer de la dynamite dedans. Mais pas de photo ici, des fois qu'on ait trouvé un truc nouveau, il faudrait pas que ça se sache avant qu'on l'ait breveté, hein.

S'ensuivent tout un tas de "petits" bâtiments (petits comme des gymnases, environ) dans lesquels les gens s'agitent autour de grosses machines, représentant l'aval de la filière charbon, c'est à dire un peu tous les stades entre la mine et le barbecue. Là encore, pas de photos des installations proprement dites (les machines ressemblaient à celles de la première image, de toutes façons) mais un soir, à l'heure où il ne reste plus grand monde dans les locaux, je suis allé prendre quelques images de l'extérieur, ça vous donnera une idée. De toutes façons autant laisser parler les images, je serais bien incapable d'expliquer de quoi il s'agit.





N'empêche que c'est pas hyper rassurant, tous ces panneaux. Note: comme sur toutes les photos depuis le début du blog, vous pouvez cliquer dessus pour avoir un agrandissement. C'est bien pratique si vous voulez lire le contenu des panneaux qui font peur. Par exemple, le magnésium, c'est un matériau d'avenir, qui a plein de super propriétés, mais qui a aussi une fâcheuse tendance à exploser violemment au contact de l'air. C'est ballot, hein. 

Sur cette photo-ci, jaune, dans le hangar, on distingue le hot metal carrier, le chariot élévateur sans pilote.


Cet truc est capable de se déplacer tout seul, de saisir ou reposer des assez grosses charges (comme la benne marron qu'on voit sur la droite de l'image), mais aussi de se repérer dans tout le site, et même de demander aux portails de s'ouvrir, ce genre de choses. Je ne l'ai encore pas vu en action, mais ça doit être pestaculaire (Il fait quant même plus de quatre mètres de haut). 

C'est par ce hangar-ci qu'on a terminé la visite. C'est là que sont entreposés les jouets plates-formes expérimentales du laboratoire "Système autonomes". Pas de miracle: si le QCAT a fait des recherches dans cette direction, c'est d'abord dans le but de mécaniser au maximum les mines , et donc de créer des robots les plus intelligents possibles. Ç'a donc longtemps été un laboratoire de robotique-appliquée-à-la-mine, avant de devenir plus tard un laboratoire de robotique-tout-court.

Ils ont notamment toute une flotte de sous-marins (yellow, évidemment) qui barbottent dans leur piscine, une voiturette de golf autonome, une mini-pelleteuse (genre bobcat), et tout un tas d'autres engins rigolos. Et encore par manque de temps on n'a pas été voir le terrain d'essai des hélicoptères robots. 

Et depuis une dizaine d'années, le labo s'intéresse aussi aux réseaux de capteurs, ce qui fait qu'aujourd'hui l'effectif se partage environ à moitié-moitié entre les roboticiens et les réseaux-de-capteuriens (bien sûr je parle juste du "labo systèmes autonomes", pas de tout le centre de recherche). Le résultat est un contexte de travail très agréable, avec beaucoup de moyens, des objectifs clairement tournés vers l'appliqué (faire de la science qui marche pour de vrai), mais avec quand même des bons chercheurs, bref, je pense que je suis bien tombé.

Il me reste juste à croiser les doigts pour qu'ils fassent pas une boulette dans le pavillon "magnésium", juste en face de mon bureau...